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Ă  la suite de la crĂ©ation ….
Comme à un délicieux dîner entre amis qui se prolonge, j’ai invité quelques personnes un chorégraphe, une danseuse, un comédien, un collectionneur et un écrivain , dans la perspective d’une création collective . à une rencontre pour échanger leurs visions, leurs idées et débattre sur le très vaste thème de la possession.

Mes premières préoccupations ont été d’établir les bases de cette communauté d’idée ; chacun pouvait poser ses propositions, ses processus et leur donner une direction. Les rôles, de direction ou d’interprétation pouvaient s’y échanger. Cette communauté artistique n’excluait pas une hiérarchie, j’en étais le chef de chantier, c’est à dire qu’en invitant ces artistes , je créais des liens entre les propositions, dirigeais ce qui était posé sans direction, pouvais procéder à partir des propositions de chacun, m’emparer de tout les processus pour faire un seul objet. Adolfo Vargas acteur important dans cet échange de proposition, m’a aussi assisté dans sa mise en œuvre.

Alors dans cette rencontre ont émergé des images communes, des divergences, des visions personnelles et de l’universel, des hallucinations, des blagues.
Il y a eu  ceux qui parlent , ceux qui écrivent et ceux qui imaginent, ceux qui persuadent, ceux qui suivent, ceux qui écoutent et ceux qui disent…
Philippe Artaud, collectionneur fantaisiste a participé d’une manière virtuelle en nous livrant dans un vrac- vidéo les informations de ses collections, ses images du fantastique quotidien. Cette « télé-arto » comme je l’appelle est là, sans arrêt, comme « une vanité », un contre-point à tout ce que nous tentons d’exprimer ici, sur le plateau ; le cynisme, la peur, le vulgaire, les prétentions, le conditionnement, le désespoir, le chaos, les désirs, les pièges de cette maladie du moment, ce virus galopant ; Avoir.
Isabelle Saulle

direction artistique : Isabelle Saulle
interprètes
: Claire Rivera, Isabelle Saulle, Adolfo Vargas, Michel Vergnes
musique :
Philo Fournier
texte :
Philippe Saulle
lumière :
Christian Toullec
montage vidéo :
GĂ©raldine Nielsen

Coproduction : MJC de Rodez et accueil-studio du CCN de Rillieux la Pape.

Généreuse destruction

Création 2004
Comment parler du conflit ? de tous les conflits, des grosses guerres spectaculaires commentés par les médias, des guerres larvées, cachées, prêtes à exploser. Des conflits quotidiens, d’homme à homme parfois sans violence apparente.

Dans quel paradoxe, sur quel malentendu, par quelle imposture vient le conflit ?Il né par principe dans un territoire trouble, se nourrit de la peur, de toutes sortes de peur qui se transforment ainsi en armes, en stratégies des plus douces aux plus cruelles, des plus subtiles aux plus grotesques…Ici dans un espace qui ressemble à un jeu d’échec, les corps subissent une lente transformation ; de la neutralité, la pureté des lignes pour glisser de courbes en arabesques alambiquées, de masques hypocrites aux grimaces perverses et qui va d’une dynamique du corps parfaitement maitrisée à la frontière d’une violence out of control pour arriver à l’apathie.
Bien que le conflit apparaisse essentiel à l’homme comme principe établi de défense, de survie, voire de développements, il semble en même temps qu’il en ignore les raisons fondamentales, qu’il n’en tire jamais aucune expérience, aucune connaissance, aucune sagesse…

Interprétation : Adolfo vargas et Misael Lopez
Mise en scène : Isabelle Saulle
Musique : Philo Fournier
Scénographie : Pila Echevarria et Geraldine Nielsen
Lumières : Christian Toullec

Production : association manifeste
Coproduction : CDC Toulouse et Tanzhaus DĂĽsseldorf

Nous serons chacun

Création 2003
Il est question d’un travail en solitaire dont nous avons établi les règles à deux. Nous avons posés des contraintes qui font que deux solos sont une seule et même pièce.

Il s’agit dans chacun des solos d’évoquer le dialogue. Aussi nous avons décidé de six dialogues, base de notre composition personnelle et ciment de l’échange instauré dans le projet : dialogue avec le public, dialogue avec un objet, une pierre, dialogue avec un absent, dialogue avec une musique (concerto pour violon de Vivaldi), deux textes de dialogue ; un de Peter Hanke et l’autre de Shakespeare.

Nous commençons chacun dans le même espace scénique, éléments de décor identiques. Il y a là, un fauteuil , une chaise et un tas de cailloux.

Nous avons travaillé en aveugle pour confronter ensuite nos résultats, cette pièce est une expérience sur l’écriture, une interrogation sur notre expression…où dans la superposition et la transparence de ces deux univers nous et chacun peuvent se rencontrer.

Le lit

création 2001
Lieu commun de l’humanité,
Rectangle standard, espace horizontal au milieu d’objets érigés, c’est là surtout, que nous échappons au temps ;
En éveil ou en sommeil, en amour ou en désamour, seul, ou bien à deux, là, au quotidien.

L’écriture duale, premier désir, première volonté de cette création, nous a inspiré pour parler des relations de couple… des moments de solitude aussi, intenses, parce que le lit c’est parfois un rendez-vous avec l’autre mais toujours avec soi même, son intimité, sa conscience, ses souvenirs et évidemment avec ses rêves, son inconscient.

Ce lieu au limites standard de 140 sur 190, est celui où l’on voyage, où l’on échappe complètement au temps. Ce rapport singulier au temps est sensible dans la pièce où nous opérons en toute liberté une diffraction de celui-ci. Un point commun en quelque sorte entre le rêve et le spectacle.

Auteurs et interprètes : Isabelle Saulle et Adolfo vargas
Musique originale : Christian Toullec

Production : association manifeste
Coproduction : CDC Toulouse